Lycées, LP : les personnels de la région Auvergne Rhône Alpes doivent être entendus

Communiqué de Presse

Lycées, LP : les personnels de la région Auvergne Rhône Alpes doivent être entendus

Les syndicats départementaux CGT Educ'action de l'Education Nationale de la région Auvergne Rhône Alpes tiennent à affirmer leur soutien aux agents territoriaux de la Région Auvergne Rhône Alpes en grève ce jeudi 13 avril. Nous exigeons les moyens pour tous nos lycées, garantissant des conditions d'accueil décentes pour nos élèves, et des conditions de travail décentes pour tous les personnels.

Dans nos établissements, les postes d'agents techniques et d'accueil sont insuffisants. Un plan social déguisé a eu lieu avec le non renouvellement de nombreuses personnes en situation précaire, avec pour conséquence le non remplacement des agents malades, et l'augmentation de leur charge de travail. Leurs conditions de travail, leur santé se dégradent, et de ce fait, la qualité de service aussi, malgré leur engagement indéniable.

Dans le même temps, la région s'attaque aussi aux personnels en remettant en cause leur régime indemnitaire.

Au quotidien, cela a des conséquences sur les conditions d'accueil dans les établissements.

La région tire partie de son sabotage pour proposer le passage à des prestataires privés censés résoudre les problèmes. La privatisation n'est pas une solution : les coûts s'envolent pour les usagers (pour alimenter les profits des actionnaires), les emplois sont de plus en plus précaires (horaires décalés au détriment de la vie de famille, salaires minimum, temps partiels imposés) et les conditions de travail se dégradent.

Pour la CGT Education il est indispensable d'embaucher des agents territoriaux en nombre suffisant pour assurer les tâches nécessaires au bon fonctionnement des établissements, le remplacement des personnels et un service de qualité.

Non à la privatisation, à la sous-traitance des services de restauration, de maintenance et d'entretien.

Le 11 avril 2017,

Les syndicats CGT Education Isère, CGT Education du Rhône, CGT Education Ardèche, CGT Education Drôme, CGT Education Haute Savoie, CGT Education Puy de Dôme, CGT Education de l'Ain, CGT Education Loire.

GRETA : tout ça pour ça !

Depuis quatre ans, le ministère et les organisations syndicales discutent du sort des GRETA et de leurs personnels.

Considérée au début comme une victoire, suite à la mobilisation de février 2012, la réinscription de la mission de formation continue dans le code de l'Éducation rétablissait les GRETA au sein de l'Education nationale et suscitait l'espoir de tous les personnels.

Ceux-ci attendaient surtout une nette amélioration de leurs conditions de travail très dégradées du fait du modèle économique des GRETA soumis au régime concurrentiel des marchés publics et privés de la formation pour adultes.

Les discussions, menées dans le cadre de la rénovation des métiers, ici le GT15, se sont très vite limitées aux personnels spécifiques aux GRETA. Elles avaient pour principal objectif de fixer un cadre national permettant, enfin, un traitement identique pour tous et toutes sur l'ensemble du territoire. La concurrence, l'autonomie des GRETA et le flou juridique font des personnels les variables d'ajustement des marchés et génèrent une très grande souffrance pour la majorité d'entre eux dont  93 % sont contractuel-les.

En ne publiant pas l'ensemble des textes avant la fin de la mandature, le gouvernement renie ses engagements vis-à-vis des personnels. Les dérives perdureront et avec elles la souffrance des Personnels. Alors que par ailleurs, le ministère affirme vouloir mettre sur un pied d'égalité non-titulaires et titulaires, il maintient de graves inégalités pour les intervenant-es : alors qu'ils-elles font le même travail, leurs obligations de service resteront supérieures à celles des titulaires.

La CGT Éduc'action appelle l'ensemble des personnels GRETA à la plus grande vigilance sur le terrain et continuera de revendiquer un véritable statut pour ces personnels et un plan de titularisation. Avec la FERC-CGT elle milite toujours pour la sortie de la formation du cadre marchand et pour un grand service public d'Éducation et de Formation

Formation syndicale

Droit des femmes - Journée d’action et de grève le 8 mars 2017

Grenoble  : grande manifestation unitaire à 15h40 sur la place Félix Poulat

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DEFENDONS LE SERVICE PUBLIQUE

Le 7 mars 2017

Grenoble manifestation à 10h à Grenoble, place Félix Poulat

La Cgt appelle à la mobilisation pour défendre les Services publics :

  • défendons le Service public de Santé et notre bien commun qu’est la Sécu ;

  • défendons les Services publics de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, de la Culture ;

  • arrêtons les restructurations territoriales qui démantèlent les services publics (abrogation des lois LRU‐Pécresse et LRU‐Fioraso et arrêt des fusions et ComUE, abrogation de la loi Peillon…) ;

  • exigeons une hausse de nos salaires, qui passe dans le public par la hausse immédiate et importante du point d’indice et la refonte des carrières pour redonner de l’attractivité à l’emploi public ;

  • défendons le Statut de la Fonction publique et exigeons la création des postes de titulaires pour exercer nos missions au compte de toute la population ;

  • exigeons la titularisation de tous les précaires qui sont aujourd’hui massivement utilisés dans tous nos établissements pour pallier le déficit en emplois de titulaires ;

  • exigeons l’abrogation du système inégalitaire qu’est le RIFSEEP, prime à la tête du client ;

  • dénonçons les fausses avancées du PPCR largement payées par le blocage de nos salaires et la suppression des avancements accélérés d’échelons, et exigeons une vraie revalorisation de nos salaires basée sur l’augmentation conséquente de la valeur du point d’indice ;

  • défendons l’école pour toutes et tous, ce qui passe par une réelle politique d’Éducation prioritaire.

Rassemblement 1 février 15 h devant le rectorat - Parceque nous refusons l'avancement "au mérite", instrument de l’arbitraire et de l’individualisation.


La CGT Educ’action, la FNEC-FP FO, Sud Education

Nos organisations ont décidé de s’adresser ensemble à tous les personnels pour les alerter et les mobiliser. 

La Ministre a décidé de refondre l’évaluation des personnels enseignants. La notation chiffrée serait remplacée par une évaluation, fondée sur une inspection et deux entretiens professionnels reposant sur une grille de 11 items dont les critères sont pour l’essentiel éloignés de l’enseignement, et s’appuyant sur un référentiel de compétences professionnelles qui comporte 70 entrées !... 

Ce projet va de pair avec la mise en place d’un « accompagnement » des personnels qui peut être imposé par la hiérarchie et n’aurait plus grand-chose à voir avec la formation continue, et renforce le contrôle de la hiérarchie sur nos collègues au détriment de leur liberté pédagogique.

Nous refusons la logique de ce projet qui repose sur ces entretiens, sur des critères subjectifs, et qui est l’instrument de l’arbitraire et de l’individualisation. Il est dangereux, inacceptable.

Ce projet obéit à la même logique que celle du décret Chatel de 2012 qui avait été abrogé après l’élection de François Hollande, suite à la mobilisation des personnels appuyée sur l’action commune des organisations syndicales.

Le projet ministériel instaure une classe exceptionnelle, qui est en réalité un « grade à accès fonctionnel ».

Lors de l’introduction de ce type de grade dans la Fonction publique de l’État en 2010 par le gouvernement Sarkozy, toutes les organisations syndicales à l’exception de la CFDT s’étaient prononcées contre.

En voulant valoriser l’exercice de fonctions particulières et l’évaluation, la classe exceptionnelle est la promotion à la « tête du client » et un renforcement de l’inégalité salariale. Il sera réservé à une toute petite minorité et ne sera accessible que pour 10 % de l’effectif d’un corps, dont 8 % justifiant de fonctions particulières. Seuls 2 % des personnels, ayant « fait preuve d’une valeur professionnelle exceptionnelle », pourront y accéder. C’est donc 90 % de l’effectif d’un corps qui en sera irrémédiablement exclu.

De plus, les 10 % du corps ne seront atteints qu’en 2023 ! Là encore, rien ne dit que les dispositions actuelles ne seront pas encore plus orientées vers des promotions uniquement au mérite !

De plus aucune garantie n’est donnée sur un déroulement de carrière sur deux grades (classe normale et hors classe) pour la totalité des collègues.

La « revalorisation » des grilles indiciaires dont se targue la Ministre est en fait un miroir aux alouettes.

L’intégration partielle des primes et indemnités minore d’autant le montant de la hausse réelle et très loin de compenser les 14 % de pertes de niveau de vie subies par les enseignant-e-s qui restent parmi les plus mal payé-e-s d’Europe selon les chiffres de l’OCDE.

Nos organisations se sont adressées à la Ministre le 6 octobre pour lui demander de renoncer à ce projet néfaste et d’ouvrir de véritables négociations. Notre demande est restée à ce jour sans réponse.

Nos organisations appellent les personnels à se réunir dans les établissements secondaires et les écoles, à s’adresser à la Ministre sur ces revendications.

Le projet de la Ministre Vallaud-Belkacem sur l’évaluation des enseignant-e-s

ne doit pas voir le jour : la Ministre doit y renoncer. 

Signez et faites signer la pétition en ligne 

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